Comment utiliser correctement une prothèse

1) Premièrement, combien de temps après une amputation une prothèse peut-elle être installée ?

Si, lors de l’enlèvement des points de suture après une amputation, la blessure cicatrise bien et qu’il n’y a pas d’inflammation ou d’œdème, l’amputé peut envisager la pose d’une prothèse.

2) Deuxièmement, à quoi les utilisateurs de prothèses doivent-ils faire attention ?

Les amputés de la jambe inférieure doivent s’attacher à renforcer la flexion et l’extension des muscles du genou, et surtout la force musculaire de l’extenseur (quadriceps). Cela aidera les amputés de la jambe inférieure à marcher avec force lorsqu’ils portent une prothèse. Les utilisateurs de prothèses doivent d’abord faire un entraînement d’équilibre debout, puis un entraînement de marche, suivi d’un entraînement de marche, d’un entraînement de montée et de descente d’escaliers, d’un entraînement en pente, puis d’un autre entraînement adaptatif.

Pour les personnes amputées qui utilisent une prothèse après une amputation, voici les recommandations suivantes :

1. Maintenir un poids stable. Un gain ou une perte de poids dépassant une certaine plage entraînera une cavité prothétique trop serrée ou trop lâche.

2. Prévenir l’atrophie musculaire du membre résiduel. L’amputé doit faire un entraînement des muscles du membre résiduel sur les conseils d’un physiothérapeute.

3. Maintenir la peau du membre résiduel et l’alvéole de la prothèse propres, protéger la peau du membre résiduel contre l’inflammation, la folliculite, les furoncles, les ulcères, la dermatite, les allergies, etc.
Les amputés doivent toujours nettoyer leur moignon et le garder sec et propre.

4. Protéger la prothèse contre les grandes extrusions externes, les collisions et les températures ou l’humidité élevées, etc. (sauf pour les prothèses imperméables).

5. Si vous constatez des anomalies lors du port d’une prothèse, vous devez immédiatement cesser de l’utiliser et contacter rapidement un hôpital. Vous ne devez laisser personne la manipuler ou la réparer vous-même, car cela permet d’éviter les accidents.

3) Troisièmement, la préparation avant l’utilisation d’une prothèse.

1. Préparation physique
(1) Améliorer la zone de mouvement de l’articulation du membre supérieur pour (éliminer la contracture) et augmenter la force musculaire.
(2) Renforcer la résistance de la peau du membre résiduel (en particulier la peau portante).
(3) Éliminer l’œdème du membre résiduel.
(4) Augmenter la force musculaire des membres inférieurs et supérieurs et du tronc en bonne santé.
(5) Améliorer la sensation d’équilibre.

2. Préparation mentale
(1) L’amputé doit établir l’idée (la motivation) d’utiliser un membre artificiel pour marcher ou récupérer des objets.
(2) L’amputé doit comprendre la nécessité et les méthodes de soins du moignon (pour prévenir les contractures, les gonflements, les éraflures et les infections).
(3) L’amputé doit comprendre la structure et la fonction des prothèses.
(4) L’amputé doit comprendre la nécessité et les méthodes d’entretien des prothèses.
(5) L’amputé doit comprendre les procédures, le contenu et les objectifs de la formation.

4) Quatrièmement, les exigences relatives à l’assemblage des prothèses sur le membre résiduel.

1. Les membres résiduels doivent avoir la longueur appropriée pour assurer un effet de levier suffisant et une bonne force de contrôle musculaire (pour l’amputation de l’avant-bras ou du bras supérieur, 1/3 de la limite médiane et inférieure est préférable ; pour l’amputation de la jambe inférieure ou de la jambe supérieure, 1/3 de la limite médiane et inférieure est préférable).

2. L’articulation restante doit conserver autant que possible sa fonction physiologique d’origine, sans présenter de déformation de la contracture.

3. Le moignon ne doit pas présenter de sensibilité, d’éperons osseux ou de neuromes.

4. Les membres résiduels doivent avoir une peau saine et plane, avec moins d’adhérence des cicatrices et sans ulcère. La peau doit également avoir une mobilité appropriée et
la flexibilité.